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Illkirch-Graffenstaden une ville naturelle et innovante |
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Vivre mieux en préservant l'environnement, c'est le défi qu'Illkirch-Graffenstaden a décidé de relever. Troisième ville de la Communauté Urbaine de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden, attachée à son patrimoine naturel, privilégie la qualité de vie en intégrant le concept de développement durable à l'ensemble de ses actions. Cette démarche volontariste donne une dimension locale et concrète aux engagements pris dans le Protocole de Kyoto, participant à la lutte contre les gaz à effet de serre ainsi qu'au bien-être de ses 25 000 habitants. 10% des émissions de gaz à effet de serre en France dépendent directement de la gestion des collectivités locales. Notre ville, qui en rejette 1/80 000ème au niveau mondial, peut agir. La municipalité s'est dotée d'un outil performant, le Bilan Carbone estimant les émissions de gaz à effet de serre dont elle est, directement ou non, à l'origine. Ce diagnostic permet de cibler les actions qu'engage Illkirch-Graffenstaden, qui se distingue dès à présent par une politique énergétique innovante. |
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Trophées de l'Aménagement Urbain 2008 |
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Les magazines du groupe Moniteur ont décerné le 15 avril dernier à Paris leurs Trophées de l’aménagement urbain 2008. Dans la catégorie des ville de 10 000 à 50 000 habitants c’est Illkirch-Graffenstaden qui l’a emporté avec l’aménagement des espaces publics du Centre Ville. Le jury, présidé par Jacques Guy, Président du Groupe Moniteur était constitué d’élus de communes récompensées en 2007, d’architectes, d’urbanistes, de paysagistes et de Pierre Hérisson, Vice-Président de l’Association des Maires de France. Il a estimé que la variété des matériaux au sol du Forum de l’Ill permettait de distinguer les différentes fonctions de la place : cœur de la place en sable rouge, emmarchements en pavés de béton noir, circulation douce en pavés de béton gris et en galets du Rhin. Cette distinction, la plus prestigieuse en France dans le domaine de l’urbanisme et de l’aménagement urbain est un honneur pour la ville et la reconnaissance d’un projet « la restructuration du centre ville » qui, dans ses différentes composantes (Cours de l’Illiade, Centr’Ill, préservation des façades des halls industriels, Forum de l’Ill, Fontaine) aura transformé en 12 ans, l’image du centre d’Illkirch-Graffenstaden, en créant sur des friches industrielles un espace de vie animé et multi fonctionnel. |
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Une norme pour l’environnement
Les services techniques de la Ville d’Illkirch-Graffenstaden (60 personnes) ont obtenu la certification ISO 14001. C’est le fruit d’une démarche entreprise depuis 2004 par la Municipalité, soucieuse de formaliser sa volonté constante d’améliorer son bilan environnemental. Cette certification, convoitée mais exigeante, a permis de mettre à plat l’ensemble des méthodes de travail et constitue un engagement d’amélioration continue de celles-ci. Intéressante pour l’environnement, elle s’est révélée fructueuse du point de vue de l’organisation et des méthodes de travail. Des objectifs de protection de l’environnement intégrés dans l’organisation des services Quatre services de la DSTAU, Direction des Services Techniques et de l’Aménagement Urbain, se sont engagés dans la démarche : - le service Bâtiments-Energie, chargé de l’entretien du patrimoine bâti de la Ville, - le service Parc et Transport, responsable de la maintenance des engins véhicules et matériels, - le service Réseaux, chargé de la gestion et des travaux des réseaux électriques d’éclairage public et du magasin de pièces et équipements, - le service Espaces Verts, responsable de la création et de l’entretien des espaces verts, de la gestion des aires de jeux, des parcs et jardins et des cimetières. Ils se sont vu assigner par le maire des objectifs environnementaux à respecter dans l’ensemble de leurs activités. Citons par exemple la réduction du recours aux produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments et pour les véhicules, l’amélioration de la gestion des déchets avec notamment une meilleure valorisation, l’utilisation de produits respectueux de l’environnement ou la formation des employés à la protection de l’environnement. « Après une analyse environnementale de leurs activités, et avec l’appui d’un bureau de conseil spécialisé, ces quatre services ont engagé une démarche visant à réorganiser leurs activités afin d’assurer un suivi des impacts environnementaux et de garantir la mise en place d’actions de protection de l’environnement » explique Henri Krauth, maire-adjoint chargé des Services Techniques. « Ce travail important a demandé une forte implication des agents à tous les niveaux. En effet, chacun est directement responsable d’impacts sur l’environnement par son activité au quotidien » se réjouit Monsieur Krauth. Par exemple, un agent du service Espaces Verts utilise des produits phytosanitaires mais utilise aussi du carburant et de l’huile pour le fonctionnement des tondeuses ou encore génère des déchets verts. Il était donc nécessaire d’identifier les impacts environnementaux des différents métiers et de les quantifier afin de hiérarchiser les actions correctives à mettre en place. Une certification méritée Les services ont vu leurs efforts récompensés : après 18 mois de travail et un audit par un organisme externe accrédité, la DSTAU est dorénavant certifiée ISO 14001. A noter que la Ville d’Illkirch est l’une des premières en France à se voir certifiée ISO 14001 sur un périmètre aussi large, à savoir sur des métiers aussi divers que mécanicien, peintre, menuisier, électricien, agent espaces verts, et bien d’autres encore ! Des bénéfices multiples Bien entendu, cette démarche qui s’inscrit dans la durée a déjà commencé à porter ses fruits. De nombreuses actions ont été réalisées parmi lesquelles la réduction des quantités de produits phytosanitaires utilisés par le service des Espaces Verts, la création d’une plate-forme de déchets verts, la création d’une déchetterie interne au CTM, le remplacement des ampoules à mercure par des ampoules au sodium haute pression moins consommatrices d’énergie pour l’éclairage public, la formation des agents à la conduite à tenir en cas de déversement de produits dangereux (voir les encadrés). La certification ISO 14001 permet de réduire l’impact environnemental des activités des services techniques mais pas seulement. En effet, elle a bien d’autres intérêts : - elle permet de responsabiliser et de motiver les agents en les impliquant directement dans une démarche citoyenne : les attentes des agents en matière de protection de l’environnement étaient fortes et ils sont satisfaits de s’y impliquer collectivement ; - elle s’attache aussi à améliorer les conditions de travail et la sécurité des agents grâce à la formation, l’usage d’équipements appropriés ou la limitation des produits dangereux par exemple ; - elle permet de réaliser des gains financiers en réorganisant le travail et en privilégiant la prévention des problèmes. Une action qui s’inscrit dans la durée La nouvelle organisation mise en place à la DSTAU sera à nouveau évaluée tous les ans par un organisme accrédité. « Ces contrôles externes crédibilisent la démarche engagée et donnent l’assurance de progresser et de réduire continuellement les impacts des services municipaux sur l’environnement. », indique Philippe Carbiener, maire-adjoint chargé de l’environnement.
Les principes de la norme ISO 14001 La norme ISO 14001 est une norme internationale. Elle présente un ensemble d’exigences à respecter par une structure donnée pour mettre en place un système de management de l’environnement qui garantit une prise en compte des impacts environnementaux de ses activités. Elle est basée sur le principe de l’amélioration continue, c’est-à-dire que son efficacité est continuellement évaluée en interne et par des organismes indépendants. La mise en place du Système de Management de l’Environnement (SME) permet de garantir de faire de la protection de l’environnement une priorité dans le temps. Cela se traduit concrètement par une implication de tous et l’assurance de moyens humains et financiers nécessaires au déploiement d’une telle démarche. |
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La ville d'Illkirch-Graffenstaden vient de remporter le Trophée Eco-Action 2005. Elle a été distinguée pour sa politique environnementale globale. Jacques Bigot a reçu au nom de la ville cette distinction le 13 décembre dernier à l'Assemblée Nationale.
Organisés depuis 15 ans par l'association Eco-Maires, les Trophées Eco-Actions distinguent les communes qui par l'innovation, la prévention et la concertation agissent en matière d'environnement et de développement durable.
Cette distinction récompense les engagements pris par la ville depuis plusieurs années en faveur du développement durable. Développement des énergies renouvelables, mise en oeuvre d'une démarche d'économies d'énergies, construction de bâtiments communaux sous le label de la haute qualité environnementale, construction d'outils fiables dans le domaine de la protection de l'environnement (plan climat, bilan carbone) sont autant de points qui ont valu à Illkirch-Graffenstaden d'être distingué par un jury de représentants de l'Etat, des collectivités, des entreprises et du monde associatif.
Les Eco-Maires : Les Eco-Maires fédérent et agissent pour et avec près de 700 communes dont les élus ont choisi d'inscrire dans leur politique, l'approche environnementale et le développement durable comme prioritaire.
En savoir plus : http://www.ecomaires.com |
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Palmares de Ville et Transports Magazine |
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Palme des modes doux : en choisissant de généraliser les contres-sens cyclables Illkirch-Graffenstaden a donné un signal fort non seulement en faveur des vélos mais du partage de la voirie. Cette démarche a été récompensée par la palme des modes doux, décernée en 2006 par le Magazine Ville et Transports. |
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Contresens : feu vert pour les bicyclettes ! En cours de réalisation, l’opération visant à généraliser dans les rues à sens unique la circulation à contresens pour les cyclistes, doit s’achever en décembre 2005 pour permettre une meilleure desserte cyclable au coeur des quartiers ! Développer la circulation cyclableLa généralisation, sauf exception (voir plus loin), de contresens cyclables répond à une logique visant à développer et sécuriser les déplacements à vélo. Les sens uniques sont en effet très pénalisants pour les cyclistes : allongement des parcours, détours par des rues à fort trafic imposant au minimum un tourne à gauche toujours délicat. S’ils facilitent la circulation automobile, ils s’avèrent dissuasifs et inadaptés pour la pratique du vélo. Très répandu en Europe du Nord, notamment en Belgique et en Allemagne, les contresens cyclables gagnent du terrain en France. Une ville comme Bordeaux vient de généraliser cette pratique dans son hyper centre alors qu’à Strasbourg cette pratique débutée il y a 20 ans concerne aujourd’hui 45% des rues à sens unique. A Illkirch-Graffenstaden le dispositif n’est pas nouveau puisqu’il concernait déjà 3920 mètres de voies. Un équipement sûr Technique peu onéreuse pour améliorer le réseau cyclable, le contresens souffre pourtant d’une image de danger. C’est pourtant un aménagement très sûr qui en faisant se croiser les usagers, les oblige à ralentir et leur permet de bien se voir. A Strasbourg, où une rue sur dix a un contresens cyclable, seulement 5 sur 452 des accidents impliquant un cycliste (en trois ans) se sont produits dans un contresens cyclable, sans aucune collision frontale. Les précautions doivent en fait porter sur les entrées et sorties des contresens, les voies traversantes, les mouvements d’entrée et de sortie des riverains, les garages et dégarages des voitures en stationnement. D’où l’importance dans ces rues d’une signalisation adaptée qui informe bien l’automobiliste qu’il se trouve dans une rue à contresens cyclable. Une démarche réfléchie Mise en place progressivement, la mesure était dans les cartons de la municipalité depuis un an et concerne une quarantaine de rues. Elle a débuté par un inventaire de tous les sens uniques et une observation de leur fonctionnement. Après cette phase, un travail, rue par rue, a été conduit avec les services de la Communauté Urbaine de Strasbourg, pour étudier la mise en contre-sens avec comme objectif la sécurisation maximale du dispositif selon les normes en vigueur. Différentes mesures ont été réalisées : • traçage de bandes cyclables en contresens dans les rues les plus larges et les plus fréquentées, • traçage de logo cycliste au sol, • aménagement avec entrées et sorties des contresens pour amener une meilleure insertion des vélos dans la circulation (céder le passage ou stop pour les cyclistes, îlots séparateurs, traversées cyclistes aux intersections). • implantation systématique aux entrées des sens uniques concernés d’un panneau « sens interdit sauf cyclistes » et un panneau « attention cyclistes en contresens ». Au final la quasi-totalité des sens uniques a pu entrer dans ce dispositif à l’exception des rues suivantes où la circulation en contresens des cyclistes n’est pas autorisée : • rue Kageneck, • rue de la Glacière, • rue du Canal, • rue du Rempart. «Ce sont ainsi 2 365 mètres d’aménagements vélo supplémentaires, permettant à des riverains de rejoindre de véritables itinéraires cyclables depuis leur habitation (pistes ou bandes) pour de petits trajets en fin ou en début de parcours, qui se rajoutent au réseau cyclable de notre ville» indique Philippe Carbiener, maire-adjoint. |
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Plan Piéton, c’est parti ! INFOGRAFF : EN QUOI CONSISTE CE PROJET ? Philippe Carbiener : Le Plan Piéton proposera trois itinéraires spécifiques pour effectuer efficacement et agréablement les déplacements de la vie quotidienne. Enrichi de panneaux historiques le long des différents parcours, il est une aide à la découverte de notre patrimoine car Illkirch-Graffenstaden n’en est pas dépourvu. En 2003 la Ville avait réalisé une étude concernant conjointement les déplacements en vélo et à pied. L’objectif était d’identifier les principales difficultés rencontrées par ces modes de déplacement et de définir les actions à privilégier pour permettre leur développement harmonieux. L’extension du réseau d’itinéraires cyclables mis en place depuis, l’élargissement des trottoirs et les mises aux normes handicapés effectuées lors des réfections lourdes de voirie, témoignent de cette volonté de promouvoir l’aspect fonctionnel de ce type de déplacement. INFOGRAFF : QUELLES SONT LES FONCTIONS DU PLAN PIÉTON ? P. C. : Le Plan Piéton répond à la même logique. C’est un outil qui vise à rendre plus faciles, rapides et agréables les déplacements de la vie courante : accéder aux principaux équipements municipaux et collectifs, rejoindre la station de tram, favoriser l’accès au Centre Ville et à ses administrations ou commerces, notamment depuis les quartiers Vignes, Libermann et Schweitzer. Le plus souvent inférieurs à 15 minutes, les trajets du Plan Piéton permettent d’éviter les déplacements en voiture et de palier certaines insuffisances des transports en commun. Aux extrémités des itinéraires sont installés des panneaux sur lesquels figurent le plan de la ville avec les différents tracés du Plan Piéton, mais aussi les circuits du Club Vosgien balisés par la Société de Tourisme d’Illkirch-Graffenstaden (STIG). Tout au long des trois circuits le piéton sera guidé par des panneaux de jalonnement lui indiquant le chemin à suivre pour arriver à destination. INFOGRAFF : POURQUOI DES PANNEAUX HISTORIQUES ? P. C. : Evitant dans la mesure du possible les grands axes et privilégiant les itinéraires les plus courts, le Plan Piéton ambitionne également de valoriser le patrimoine architectural et historique de la Ville pour que ces parcours soient aussi d’agréables balades. Pour cela huit panneaux historiques et illustrés sont implantés le long des itinéraires. Les textes ont été rédigés en collaboration avec Jean-Marie Zugmeyer, membre de la Société d’Histoire des Quatre Cantons, sous l’égide de Bruno Parasote, chef des services techniques de la Ville. Les illustrations anciennes dont certaines méconnues ont été rassemblées à l’issue d’un travail d’investigation historique et offrent un regard sur la ville au passé. Les marcheurs pourront ainsi tout savoir de l’histoire du Canal, du Temple Protestant, de la Place du Général de Gaulle, du Général Libermann, mais aussi du Fort Uhrich, du Château Klinglin, de l’usine SACM ou de l’ancien chemin de fer de l’Avenue Messmer. En résumé, si ce plan facilite la vie du piéton au niveau pratique, il vise également à encourager chacun à profiter davantage des plaisirs de la marche, en permettant une découverte agréable des agréments méconnus de notre ville. Tous les déplacements commençant ou se terminant à pied, le plan piéton concerne finalement tout le monde ! |
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Display : ça l'affiche bien ! |
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Rejoignant une démarche entreprise en 2003 par 20 villes européennes, Illkirch-Graffenstaden, s’engage dans la campagne Display. Conçue par des spécialistes de l’énergie, elle est destinée à encourager toute autorité locale à afficher volontairement les performances énergétiques et environnementales de ses bâtiments publics. Trente-quatre établissements de la Ville ont fait l’objet d’une étude permettant d’évaluer leurs performances énergétiques. Suivant le niveau de ses résultats chaque bâtiment est classé de A à G, selon une échelle semblable à celle des étiquettes figurant sur les appareils électroménagers. Ces posters Display sont en cours d’affichage dans l’ensemble des bâtiments concernés. Chaque habitant pourra alors connaître, mais aussi comparer année après année, les performances des édifices, en terme de consommation d’eau, d’énergie et d’émission de CO2. Cette opération transparence revendiquée sur l’état actuel du patrimoine de la ville est aussi un outil de sensibilisation à l’importance du secteur du bâtiment dans ce domaine. L’affichage donne aussi aux usagers des indications précieuses sur les économies qui pourraient être réalisées en adoptant quelques comportements simples. Un tel outil est précieux pour la collectivité qui peut évaluer les forces et faiblesses de chaque bâtiment et mettre en oeuvre un plan d’action au sein de ceux dont les performances sont insuffisantes. Concernant des locaux édifiés dans les décennies passées, et parfois il y a fort longtemps, un tel programme ne pourra être que pluriannuel expliquent Philippe Carbiener, Maire-Adjoint chargé de l’écologie et de la maîtrise de l’énergie, et Henri Krauth, Conseiller municipal délégué aux travaux sur les bâtiments municipaux, en précisant que « toute opération de réhabilitation de bâtiments comporte déjà un volet d’amélioration de la performance énergétique ambitieux ». Le but reste en effet d’améliorer progressivement la note de chaque équipement, ce qui concrètement signifie de substantielles économies en eau et surtout en chauffage. |
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De la chlorophylle sur les toits Deux toitures terrasses dans les écoles des Vergers et de l’Orme seront végétalisées cet été, dans le cadre d’une rénovation de l’étanchéité et de l’isolation de ces bâtiments. A l’école de l’Orme une nouvelle étanchéité avec une isolation sera posée sur 500 m2 de toitures dont 400 m2 seront végétalisés. A l’école des Vergers l’étanchéité et l’isolation recouvriront 619 m2 de toitures, 490 m2 seront végétalisés. Outre sa qualité esthétique, cette technique présente un fort atout écologique et offre des performances thermique et acoustique très appréciables dans le cas d’un bâtiment public. Si la toiture végétalisée est encore une innovation en France, elle est largement utilisée en Allemagne et en Suisse. Elle consiste en un système d’étanchéité recouvert d’un complexe drainant qui accueille un tapis de plantes précultivées. Le système, outre son apport de verdure dans la ville qui participe à l’embellissement de notre patrimoine, présente de nombreux avantages. UNE TECHNIQUE ÉCOLOGIQUE RENTABLEIl permet dans un premier temps des économies d’énergie et une amélioration du confort des occupants en renforçant l’isolation thermique du bâtiment : l’été les plantes protègent l’édifice du rayonnement solaire et en hiver le substrat permet une isolation supplémentaire. De plus les toitures végétalisées régulent efficacement les écoulements des eaux pluviales qui sont absorbées progressivement par la végétation. Cela peut permettre, en cas de fortes intempéries, d’éviter la saturation des réseaux pour peu que les surfaces végétalisées soient localement suffisamment développées. Un autre bienfait, et non des moindres, consiste en une importante augmentation de la durée de vie de l’étanchéité. Celle-ci peut passer de 15 à 30 ans pour un équipement du type toiture plate. |
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